Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

culpabilité de la maman

  • Crise de larmes avant l'école

    Aujourd’hui je devais faire un billet assez léger à base de « mon fils est un futur champion olympique de natation », un billet modeste donc.

    Mais non.

    Ce matin, Pierrafeu a recommencé ses crises de pleurs avant de partir à l’école.

    Et ça me fout bien les boulettes. Les grosses boulettes.

    Il se lève, enfin on le réveille et il bougonne, en disant qu’il ne veut pas aller à l’école. Puis ça s’amplifie, il crie, il ne veut pas s’habiller, il ne veut pas déjeuner.

    Grand Mari (heureusement il était là ce matin) a du monter dans le bus et l’attacher. Pierrafeu s’est débattu et a fait pleurer des petits.

    Avant de partir de la maison, il s’était accroché à la porte et pleurait comme un bébé. Les larmes ont coulé sur mes joues. Vraiment, il m’a fait mal au cœur. Ca faisait pas chiqué. Et toutes ces histoires de CP, ça lui passe bien au dessus!

    Entre deux pleurs, il m’a demandé s’il mangeait à la cantine. Et oui, ce midi, ils mangent à la cantine. Doublement des pleurs et « Maman, je veux rester avec toiiiiii ».

    Culpabilté à mort. Parce que le lundi je ne bosse pas.

    Mais je tiens bons et puis Grand Mari est venu me voir et me dire de ne plus y penser. On verra ce soir. Son pédospy nous avait dit que s’il pleurait le matin c’était pour nous montrer sa difficulté de se séparer de nous et que tout allait bien si le soir il rentrait avec le sourire. C’est ce qui est le cas. Enfin, je peux vous dire qu’à 17h je serai attentive.

    Vendredi, j’ai vu son instituteur et je ne sais plus comment j’ai tourné la chose mais je lui ai demandé de ne pas le prendre en grippe. Car j’ai bien vu à la rentrée que Pierrafeu était placé au premier rang et j’ai bien noté la réflexion de son maître «  on ne peut pas rire avec Pierrafeu comme avec Zorro, tout de suite ça dégénère, je le connais bien ! »

    Ben, non justement il ne le connaît pas bien (pourtant Pierrafeu était fort apprécié par l’épouse de son instit qu’il a eue en moyenne et grande section) parce que sinon il m’aurait dit lors de notre entretien que mon Pierrafeu est un bon gamin doté d’un caractère de goret ascendant bélier et d’une sensibilité extrême.

    Mais il m’a dit qu’il allait y faire attention et ne pas se braquer ni le braquer. J'ai donc bien fait d'entamer la discussion. 

    Mardi, il y a la réunion de rentrée, Grand Mari m'a promis d'y aller, moi je serai à plus de deux heures de route pour le boulot.  

    A suivre…..

    (Si vous avez eu la même chose à la maison, je veux bien que vous me disiez comment vous en êtes sortis...ou pas...)

  • Parents indignes

    Dimanche, l'entreprise était de sortie pour la journée. Nous étions invités à l'anniversaire d'une petiote de trois ans chez des amis. Douze enfants en tout!

    Cool, les associés vont jouer avec leur petits copains et Rosette aura enfin des filles avec lesquelles discuter de princesses! Et nous, on va siffler du rosé à l'ombre!

    Tout avait bien commencé.

    Nous sommes partis à l'heure mais sur la route j'ai une comme un révélation :

    "-Oh, putain! j'ai oublié les cadeaux!"

    -On lui fera, une enveloppe.

    -Ouais mais t'es quand même le parrain! Et puis j’ai pas d’enveloppe. Arrête-toi à Super U!!"

    Coup de bol monstrueux je retrouve le même cadeau et la caissière me dit que je peux avoir un emballage à l'accueil. Yeees!

    La dame de l'accueil est charmante et très lente. Vingt minutes après, je retrouve les gamins hurlant sur le parking.

    Ils sont en nage.

    Après trente « on est bientôt arrivés? » et trente « bientôt ! », nous garons la voiture à l’ombre en plein soleil, les salauds d’invités ayant pris les meilleures places !

    Comme il fait beau, le déjeuner se passe à l’extérieur.
    La chaleur sous les tonnelles est écrasante, pas d’air. On a pas envie de siffler du rosé.

    Les enfants mangent rapidement leurs saucisses-chips-ketchup-glace, certains mangent tout en même temps et direction la petite piscine.

    Mais elle n’a pas été installée au même endroit que la bouffe et je panique de les laisser tous seuls.
    Un grand de onze ans me rassure :

    « Je sais nager, tu sais ! »
    "Hummm, oui mais non!"

    Alors j’active mon mode chieuse et les adultes se relaient auprès des mômes.

    En même temps ça les arrange, il fait plus frais à cet endroit et les batailles d’eau rafraîchissent bien.

    Rosette qui réclamait la piscine dès l’apéro, se met en maillot et se trempe juste ce qu’il faut et ressort. Elle a froid !

    Et toute l’après midi, elle nous colle, chouine, ne veut pas jouer ni même débattre avec ses copines sur le sujet « quelle Barbie fait le moins pétasse en maillot, Barbie Sirène ou Barbie Princesse ? » 

    La semaine a été difficile et avec Grand Mari on l’envoie plus d’une fois sur les roses.

    La journée se termine et on doit décoller tôt,  Grand Mari a un concert le soir même à deux heures de route de là.

    Au moment d’installer les enfants dans la voiture, X me propose de porter Rosette jusqu’à la voiture.

    Elle ne veut pas marcher, elle a trop chaud.

    X la prend dans les bras et me dit :

    « -Mais, elle est fiévreuse !

    -Mais, non, elle a chaud !

    -Oui mais elle a de la fièvre »

    Tous les adultes me regardent.

    Va, pour le thermomètre !

    Ah, 39.9°C !

    Une dose d’advil et l’angoisse qui monte dans ma petite tête. Je déteste quand ils ont de la température, je me fais des films assez vite.

    Rosette a une angine, aujourd’hui elle est encore à 39.4°C, elle ne mange rien, ronchonne.

    Je m’en veux encore de l’avoir houspillée toute la journée de dimanche.

     

    J’avais titré ce billet « Mauvaise mère », mais la Mère Joie a été plus rapide, et puis Grand Mari est dans le coup aussi !