12/05/2014

Se faire à l'idée…

Ca ne fait pas très longtemps que j'ai commencé à me faire à l'idée. Pendant un temps j'ai pensé que ça ne me quitterait jamais. Ca prenait une place de dingue dans ma tête mais aussi au creux de mon corps.

Un endroit indéfinissable, parfois ça me lançait au coeur comme des piques sans prévenir, parfois ça me prenait aux tripes quand l'idée était trop fixe. J'avais comme une sensation de malaise, Grand Mari étant tout à fait contre cette idée.

Même si ce n'était pas "raisonnable", je ne pouvais pas me résoudre à ne plus avoir d'enfant.

D'ailleurs, ce n'est peut-être pas fini. Et la raison, je le sais n'a rien à voir là-dedans finalement.

Mais depuis deux ou trois mois, quelque chose a changé, je ne saurais dire ce que c'est, mais je me fais à l'idée. 

Milou est mon petit dernier. Ce filou le dit d'ailleurs lui même " laissez-moi passer devant, je suis le petit dernier."

Ca va vous paraître dingue mais depuis que je cours (presque 3 fois par semaine) cette idée s'éloigne au rythme des km parcourus.

Je pense que ça y est, j'ai repris la main sur ma vie. Enfin, je veux pas mettre la charrue avant d'avoir tué la peau de l'ours, je sais cet équilibre tout neuf et encore instable. 

J'arrive à prendre du temps pour moi, à penser à moi. C'est toujours une organisation de dingue et nombres d'imprévus m'ont déjà obligée à reporter mes plans running (ouais je me la raconte).

Comme ce week-end, où je devais courir absolument le samedi. Déluge toute la journée, associés collés aux baskets, je ne voyais pas comment j'allais faire. Et à 19h30, l'éclaircie. Trop tard pour aller dans les chemins (oui j'ai un peu la trouille) et Pierrafeu et Milou qui tenaient absolument à m'accompagner…

"Bon, les gars, vous me suivez dans la cour, vous serez mes porteurs d'eau". Et hop des tours et des tours et des tours de cour (600 m le tour complet) et j'ai enfin réussi à courir 15 mn sans m'arrêter. Finalement, les deux associés ne m'ont jamais apporté d'eau et sont restés 5 mn à m'encourager. 

Voilà, ils grandissent et côté organisation la vie devient un peu plus légère.

Milou dernier de 4 est très dégourdi pour ses bientôt 5 ans et nous faisons maintenant des sorties longues (enfin deux heures) à vélo sans grande difficulté. En général, on se pose moins la question "oui mais Milou, il est trop petit pour venir avec nous?"

C'est hier à la piscine que ça m'a un peu sauté aux yeux et au coeur. Après des dizaines de passages au toboggan pour Zorro (seul), des centaines de plongeons pour Pierrafeu et Rosette et des allers-retours entre son père et moi pour Milou, nous nous sommes tous retrouvés dans le tourbillon d'eau.

A un moment, je me suis mise de côté et je les ai observés. Ca m'a paru dingue que ces trois gaillards et cette braillarde (je ne sais pas si l'eau dans les oreilles, mais Rosette hurle sans arrêt à la pistoche), accrochés tous les 4 à leur père, soient de moi. Made in moi. 

Et pour une fois, je ne me suis pas dit "déjà aussi grands", non je me suis dit c'est bon.

Et c'est tout.

En fait, nous avons peut-être aussi plus de temps pour les observer, pour apprécier le temps passé avec eux. Je ne me dis pas "plus de couches, de poussette, de petits pots à faire réchauffer au resto…" non, je me dis, ça y est on se pose un peu, c'est plus simple. Voilà pas plus facile mais plus simple.

Je savoure différemment comme dit Cécile. Mais je ne suis pas encore dans l'idée d'over quota de Marie ou sur le point de me faire une raison comme Prune.

Hier la sortie piscine a été suivie d'un resto. Milou a, bien entendu, mangé la corbeille de pain avant d'avoir son assiette mais les autres se sont tenus à peu près tranquilles.

(Je ne vous parle pas des cris dans le resto, des réflexions sur les plats des autres clients, du "on peut avoir encore des cacahuètes madame pasqu'on a la dalle", des allers-retours aux toilettes, du "hoooo j'aurais du prendre comme Milou, moi c'est nul ma pizza", du verre de coca renversé, des pleurs qui ont suivi, de l'erreur de la serveuse dans le parfum de la boule de glace, du sable dans les moules et des grimaces de Rosette, des 2 pauvres phrases échangées avec Grand Mari, du "bon alors, vous les finissez vos cafés?", du papaoutai chanté en choeur, et du "waouh les nichons" de Pierrafeu qui regardait les clips à la télé.)

C'était peut-être un moment de grâce. Une parenthèse de douceur dans notre quotidien de brutes.

Peut-être…

lever-soleil.jpg

 

Si vous avez envie de dire quelque chose sur le sujet merci de le faire ici et pas sur les réseaux sociaux pour que ça reste, merci ;)

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09/05/2014

Ainsi pont, pont, pont

Je voulais juste dire qu'un pont de 4 jours après 15 jours de vacances, c'est cruel.

Voilà.

Oui c'est court mais je suis comme séchée. Vidée de toute énergie et puis de toutes façons vous vous êtes tous cassés au bord de la mer ou à la montagne ou à la campagne donc vous lirez ceci lundi.

Moi aussi j'y suis à la campagne.

Mais c'est pas de ma faute.

 

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05/05/2014

En vrac (comme TOUTE l'entreprise)

Oui je sais c'est le 2e en vrac d'affilée. 

Mais j'ai une bonne excuse : l'entreprise n'a plus de douche. Et chacun sait qu'une seule douche vous manque et tout parait désorganisé. 

Ayant pris gout aux travaux avec poussière et gravats all inclusive avec l'aménagement de la nouvelle cuisine (je vous avais dit ou pas qu'on a monté une cuisine dans l'ancienne (très grande entrée) et que forcément il y eut quelques grains de poussière?), on s'est dit pourquoi ne pas refaire la douche du second?

Toi tu crois que c'est une lubie, une envie de nouvelle douche comme Grand Mari aurait eu envie d'une nouvelle paire de botte caoutchouc doublée cuir ou pire d'une nouvelle chemise à carreaux, un truc futile quoi?

T'y es pas du tout.

La douche du second étage, celle dont on se sert TOUS les six parce que la baignoire du premier est méga vieille, énorme et le réglage de la t° de l'eau ingérable, présentait quelques signes d'affaissement. 

Ouais, en gros j'ai eu peur de me retrouver un jour, au premier étage dans le bac de la douche du second, tu me suis?

Et donc Grand Mari, ce Homotravopithèque, a tranché : "on refait la douche". Il a d'abord tout cassé et maintenant il laisse faire les pros. Parce que bien sûr qui dit vieille maison dit vieilles surprises.

douche.jpg

by Grand Mari, rambo des salles de bains

"Han mais y zavez mis des tuyaux de 12 les gars, il faut au moins du 14. Ah mais le plancher il est tout pourri, faut consolider avant de remettre le carrelage. Vous avez commandé le carrelage d'ailleurs? Quoi le raccord d'eau a été fait direct sur la salle de bains du 1er? Mais qu'est-ce que c'est que ce bazar?" 

Voilà, les spécialistes sont très optimistes.

Bref, on a du taf. 

Tout ça sur 15 jours de vacances des 4 associés….

15 jours entre l'entreprise et les maisons des papis et mamies, pas un jour de centre aéré, pas mal de beau temps = réveil qui pique pour les 4 et gros blues pour Pierrafeu. Mal au ventre, pleurs et crise dans la cour de récré, il ne voulait pas y retourner.

Je ne m'inquiète pas trop, la maîtresse à l'habitude (à chaque retour de vacances il est comme ça et même parfois le lundi) et ses potes le prennent en charge. Son copain N, lui a pris le cartable et Y l'a motivé avec une partie de foot. 

Donc résumons : travaux, pas une pièce avec un coin net, reprise du boulot, jardin a moitié désherbé, changement de saison dans les 4 armoires, chambre parentale envahie par tous ce qu'il y avait dans les DEUX salles de bains et tout le quotidien.

Tout va bien.

Oui parce que je vous ai pas dit?

Je cours toujours

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